Pierre Macaigne, Okto & Phœbe

 

ph. Jonathan Llense

 
 

Pierre est attaché de presse à Paris. Il vit avec ses chiens et son compagnon dans une grande tour aux Olympiades.

 
 
 
 

Je ne comprends pas pourquoi les animaux, et en particulier les chiens, ne sont pas plus admis dans nos vies au quotidien.

Depuis que nous avons adopté Okto et Phœbe j’ai tellement appris sur moi même, je connais mes voisins, mes commerçants, je suis né à Paris donc je n’ai pas

l’habitude d’être chaleureux ou avenant. Quand je constate que mes chiens sont calmes et heureux, je suis fier de leur apporter ce bonheur qu’ils nous donnent en retour.

 
 
 
 

L’autre jour, en parlant avec un ami, nous échangions sur nos vies et nous disions qu’avec la pandémie on ne se mélange plus, on ne va plus vers l’autre, on reste dans son monde...c’est en partie vrai sauf quand on habite aux Olympiades (Paris 13e) dans une tour de 35 étages, plus de 400 appartements et le double de voisins et quelques appartements de prostituées qui augmente sensiblement le ratio de passage dans la journée !

Avoir des chiens c’est être en interaction permanente avec le monde extérieur, l’échange peut être positif ou pas. Il est parfois vital pour l’humain d’exprimer son opinion quelle qu’elle soit. Le lévrier par son aspect chétif attire toutes sortes de réactions. Je me suis découvert extrêmement protecteur.

 
 
 
 

À la question quasi quotidienne. Est ce qu’ils courent ? La question c’est oui...c’est un jeu pour eux, ils aiment les grands espaces !  Ça ne dure pas longtemps et tous les lévriers ne sont pas faits pour faire des courses dans un cynodrome...Nous autres humains, nous pouvons courir mais c’est pas pour autant que l’on a envie de faire un semi-marathon tous les matins... et si nous le voulions il faudrait s’entraîner avant. Pareil pour un chien, un cheval, etc.

A Paris c’est possible, il faut se lever tôt mais c’est possible mais j’aimerais bien avoir plus d’espaces canins dans Paris. Ou des pelouses désertes le matin en semaine qui acceptent de nous laisser jouer.

 
 
 
 

Okto et Phœbe sont des Whippets, des lévriers.

Le mâle a 3 ans et la femelle a 2 ans. Ils sont à la fois complémentaires et radicalement différents, inséparables. 

C’est un vieux couple, des meilleurs amis, des frères et sœurs, une meute et une famille et c’est génial de vivre avec eux et de voir leur complicité.

Okto c’est le mâle, introverti extrêmement nerveux. En balade il marche toujours à 3mètres de nous pour anticiper les danger. Il a une hantise des bus et des camions poubelles : il est hypersensible des bruits et des vibrations ! Excellent chien de garde et chasseur redoutable, c’est le meilleur chien du monde, obéissant, très à l’écoute de nous, très patient, doux et très affectif ! Il ne donne pas son amour et sa confiance à tout le monde mais une fois acquise c’est pour la vie.

Phœbe c’est le contraire elle aime tout le monde ! Elle mange tout ce qui traine, elle veut jouer tout le temps, hyper expressive si elle n’aime pas quelque chose, elle vous le fera comprendre, elle déteste l’eau et la pluie, c’est une dure à cuire et en même temps une petite chose délicate, elle est hyper expressive, si Okto est dans la retenue, Phœbe est dans l’expansion. Phœbe elle n’est pas discrète, elle s’impose...et elle défend Okto. Le monde est le sien et nous sommes ses invités.

 
 
 
 

Quelque part en adoptant deux chiens, j’avais envie de concrétiser une volonté de changer de vie et de vivre avec mes valeurs. Une envie de rupture avec Paris et de tous les bâtons dans les roues auxquels nous sommes confrontés au quotidien. Face à ses obstacles je trouve en moi des nouvelles ressources, je repense ma vie et grâce à mes animaux je vis mon utopie d’une société empathique et à l’écoute.

 
 

@pierre_marie_macaigne

ph. archives personnelles

 
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